2016 — Presse —  Texte de Laurence Desmoulin publié dans La Dépêche du Midi

triturer la perception du monde

laura rives

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Depuis l'enfance, elle se passionne pour les Arts Appliqués et tente de réfléchir le design des formes et les fonctions des objets qui nous entourent. Elle est aujourd'hui diplômée de l'institut supérieur des arts de Toulouse, département beaux-arts.

 

Laura Rives explique : « J'ai eu la chance d'apprendre dans une école qui a encouragé une approche interdisciplinaire de l'art. Les artistes enseignants ainsi que les workshops d'artistes extérieurs m'ont incitée à expérimenter plusieurs disciplines, cela m'a permis de développer mon travail photographique dans l'espace et de me poser des questions par rapport à son déploiement ». La jeune artiste précise qu'elle n'a de cesse d'expérimenter, de transformer et d'altérer notre perception du monde. Cette vision contemporaine de l'art la pousse à appréhender la photographie autrement en floutant le réel : « Je passe par de multiples étapes avant d'arriver à une pièce finale. Je photographie, scanne, surexpose, retouche, efface, effeuille, tire, étire, enroule, plie, ponce, essuie, froisse… Par la suite, j'imprime par un procédé numérique, cette image manipulée, dans un grand format sur papier argentique. Ces photographies fugitives diminuent jusqu'à disparaître ».

 

À l'encontre de notre monde agité, le temps est à l'œuvre dans son travail. Mystérieuses, fantomatiques et expérimentales, les photographies de Laura Rives brouillent la limite entre l'intentionnel et l'accidentel, entre la reproduction et l'unique. Lors de ses études, elle a été amenée à partir quatre mois en Chine à l'école offshore et a exposé son travail à Shanghai. Attirée par l'Asie, Laura s'est rendue en août à Hong‑Kong et à Tokyo pour découvrir les artistes émergents.

 

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