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malachite azurite

sérigraphie sur papier vinyle froissé, 1m70 x 2m10, Toulouse, 2016

Malachite azurite  n’est pas une collecte d’images, mais un jeu de construction, d’empilement. Un mélange de fragments de matières (tissus, pigments, gel colorée, peintures). Les photographies prennent forme sous l'expérience de la lumière. Des expérimentations de matières, disposées par contact à même la surface sensible du scanner. L'image se construit avec les spécificités propres à l'appareil mécanique, usant du balayage lumineux et du mouvement. Un phénomène de réfraction de la lumière, tels des anneaux de Newton apparaissent lors de la numérisation sur le scanner à plat. C'est une mise en défaut de la machine. Laura Rives détourne et parasite un système en mutation.

 

Le logiciel de traitement d’images vient au coeur de l’apparition de l’image. La prise est enregistrée, recadrée, saturée, usant du motif, des strates et des couches. L'image voilée laisse apparaître dans ses parties brûlées des altérations et des variations chromatiques.  L'image altérée se double d'un caractère sensoriel et bascule dans l'abstraction. Elle prend des formes et des angles inédits afin d'amener une conscience, par l’art, de la nature malléable, changeante et fluidité des images digitales.

 

L’image plane est imprimée. Par le geste de l’artiste, elle se détache du mur et surgit dans l’espace d’installation, ressemblant à un relief et pénétrant la texture sensible. La photographie se trouve alors hybridée, malmenée, froissée : elle prend des formes et des angles inédits afin d'amener une conscience, par l’art, de la nature malléable et changeante des images.